Le dernier fabricant français de textile automobile a inauguré sa nouvelle usine au parc des Autoroutes de Saint-Quentin, dans l’Aisne : Aunde France y a investi 14 millions d’euros, avec le soutien du plan France Relance, pour moderniser une production qui équipe aussi bien Stellantis que les TGV.
Plan de l'article
Un déménagement qui tourne la page du centre-ville #
Comme le rapporte La Gazette le 20 octobre, Aunde France quitte ses locaux historiques de la rue de Picardie, en plein centre de Saint-Quentin, pour un bâtiment neuf de 10 000 m² construit au parc des Autoroutes. La cérémonie d’inauguration s’est tenue en présence de Peter Bolten, président du groupe Aunde, et d’Anne Pagezy, directrice générale d’Aunde France.
Le chantier ne date pas d’hier : la première pierre du nouveau site avait été posée dès juillet 2023, selon le média spécialisé Textile Technology, pour un achèvement initialement visé en 2024.
Le dernier tricoteur français du textile automobile #
Aunde France occupe une position singulière dans le paysage industriel : l’entreprise est présentée comme le dernier fabricant de textile automobile encore actif en France. Sa spécialité, le tricotage de textiles techniques haute performance, sert à habiller les sièges et les habitacles des véhicules.
Ses étoffes équipent les marques de Stellantis, dont Peugeot, Citroën et DS, mais aussi Tesla. Le ferroviaire complète le carnet de commandes : des fils tricotés à Saint-Quentin se retrouvent dans les TGV de la SNCF et dans les rames de la RATP.
14 millions d’euros et le soutien de France Relance #
L’investissement total annoncé lors de l’inauguration s’élève à 14 millions d’euros, financé en partie par l’État dans le cadre de France Relance. Le projet avait été chiffré à environ 15 millions d’euros au moment de sa conception, sur un terrain de 8 hectares, selon Le Journal des Entreprises, qui suivait le dossier avant le déménagement.
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Le nouveau site regroupe 67 collaborateurs. Près de la moitié d’entre eux ont rejoint l’entreprise au cours des cinq dernières années, signe d’un renouvellement des équipes qui accompagne la modernisation de l’outil de production.
Un ancrage allemand, une production française #
Aunde France appartient au groupe allemand Aunde, un équipementier mondial du textile et des systèmes de sièges pour l’automobile. Le maintien d’une unité de tricotage en France, avec un investissement de cette ampleur, va à rebours des délocalisations qui ont vidé la filière textile hexagonale depuis trois décennies.
Pour le bassin de Saint-Quentin, berceau historique du textile picard, cette usine neuve prolonge une tradition industrielle tout en la projetant vers des marchés exigeants : l’automobile électrique et le ferroviaire demandent des textiles toujours plus techniques, résistants et légers.
Ce que ce site dit de la réindustrialisation #
Une usine neuve de taille moyenne, financée en partie par de l’argent public, ancrée sur un savoir-faire rare : le cas Aunde illustre une réindustrialisation qui se joue moins dans les gigafactories que dans la consolidation de PME industrielles existantes. La montée en gamme technique y sert d’assurance-vie face à la concurrence des pays à bas coûts.
Questions fréquentes #
Que produit Aunde à Saint-Quentin ?
Des textiles techniques tricotés haute performance, destinés principalement aux sièges et habitacles automobiles ainsi qu’au ferroviaire.
Combien de personnes travaillent sur le nouveau site ?
Le site regroupe 67 collaborateurs, dont près de la moitié sont arrivés dans l’entreprise au cours des cinq dernières années.
Qui a financé la nouvelle usine ?
Aunde a investi 14 millions d’euros, avec un cofinancement de l’État français via le plan France Relance.


